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L’emploi salarié progresse de +0,2% vs T1 2016, à un rythme toutefois moins soutenu qu’au trimestre précédent (+0,4% vs T4 2015). Par conséquent, la masse salariale augmente moins vite (+0,2% vs T1 2016) mais conserve une progression de +2,4% sur 12 mois. Les créations d’emplois se retrouvent dans le tertiaire : l’hébergement – restauration présente une bonne dynamique depuis le début de l’année (+1,4% vs T1 2016 / +3,7% sur 12 mois) et le commerce et les Autres services affichent une hausse de +0,3% vs T1 2016 (respectivement +10 300 postes et +23 400 postes). L’industrie détruit à nouveau des emplois (-0,3% vs T1 2016), pénalisée par les pertes dans la métallurgie et l’automobile. L’intérim, en forte progression depuis fin 2014, marque le pas au deuxième trimestre (-0,6% vs T1 2016 / +11,2% sur 12 mois). Les régions industrielles s’en trouvent particulièrement touchées : effectifs salariés de la Bourgogne-Franche-Comté et de la Normandie en baisse respective de -0,2% et -0,1% vs T1 2016, et se stabilisent dans le Grand-Est (-0,0% vs T1 2016) et la région Centre (+0,0%).
Dans les services, le tertiaire supérieur continue son ascension : l’emploi dans les activités juridiques / de conseil / d’ingénierie progresse de +0,7% vs T1 2016 (+2,7% sur 12 mois) et de +0,8% dans les activités informatiques (+3,7% sur 12 mois). Les grandes métropoles régionales profitent de cette hausse de l’emploi, notamment Bordeaux (+0,8% vs T1 2016), Montpellier (+0,6%) et Nantes (+0,8%). L’action sociale et les activités pour la santé humaine continuent d’embaucher (respectivement +0,4% et +0,7% vs T1 2016). Le boom des emplois dans l’hôtellerie – restauration (+1,4% vs T1 2016) est particulièrement visible dans les régions touristiques : la Corse, PACA et l’Île-de-France augmentent leurs effectifs de respectivement +2,8%, +0,7% et +0,2% vs T1 2016. La masse salariale explose en Corse (+1,8% vs T1 contre +0,2% en moyenne nationale). En revanche, l’emploi dans le secteur de la construction est à nouveau en repli après la progression observée au premier trimestre (-0,2% vs T1 2016 après +0,2% vs T4 2015).
Les grandes métropoles sont toujours dynamiques : Paris, Lyon, Marseille et Toulouse présentent un hausse d’effectifs de respectivement +0,3%, +0,4%, +0,6% et +0,5% vs T1 2016.En revanche, des zones d’emplois telles que Rouen, Dunkerque, Metz, Orléans et Dijon présentent plus de difficultés (respectivement -0,1%, -0,5%, -0,5%, -0,1% et -0,1% vs T1 2016).