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Crédit photo : Flickr (Tyler Cipriani)

Selon la Direction générale des entreprises (DGE), la France est restée, en 2014, la première destination touristique mondiale, avec 83,8 millions de touristes en provenance d’autres pays (+0,2 % par rapport à 2013). Le tourisme représente 7,4 % du PIB français en 2014.

Consommer de manière plus écologique et responsable est devenu la principale préoccupation des épiceries. La tendance 100% vrac, 100% emballage voit le jour avec la franchise Day by day. Les clients sont invités à venir avec leurs contenants (bocaux, panier) acheter les produits dont ils ont besoin. Aucun sac ni aucun autre emballage ne sera fourni. Le but ? réduire les emballages, les déchets et donc le gaspillage.

Vous disposez d’un bon relationnel et aimez faire découvrir aux autres un mode de vie éco-responsable ? L’idée de monter un projet sans emballage vous inspire et vous remplit de joie ? Pourquoi ne pas créer votre propre épicerie sans emballage ? Un tel projet demandera un investissement important de votre part, mais une fois surmontés les obstacles administratifs et organisationnels, vous serez absorbés par ce défi ! Découvrez les 5 conseils de Parcours France pour créer une épicerie sans emballage…

(N°1) Pensez aux avantages et désavantages que présente le métier d’épicier

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Crédit photo : Flickr (Anna)

Même si ce métier ne requiert aucun diplôme, devenir épicier présente des points forts et des désavantages. Pour proposer à leurs clients des produits frais et sains tels que des fruits, des légumes, du lait etc., les épiciers se lèvent tôt. Cette profession présente des horaires variables et des journées bien remplies. Les charges sont lourdes et la partie administrative fastidieuse. Le futur épicier devra avoir un certain goût pour le contact commercial ainsi que quelques bases dans des domaines tels que la comptabilité, la gestion, l’informatique, etc.

Il est préférable de s’associer pour monter ce type de projet de manière à surmonter plus rapidement les difficultés rencontrées. De plus, c’est une façon de se répartir les tâches et associer les compétences de chacun.

(N°2) Trouvez un nom et un emplacement pour votre épicerie

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Crédit photo : Flickr (yvetteSoler)

L’épicerie propose des produits sans emballages ce qui enlève toute dimension marketing au produit et à la marque. Il est impératif de trouver un nom facilement assimilable qui cartonne. Trouvez un nom qui reflète l’image que vous souhaitez transmettre ! N’hésitez pas à en parler autour de vous pour agrandir votre notoriété. Enfin reliez le nom à l’étiquetage.

Entreprendre dans le tourisme en particulier dans une épicerie sans emballage implique de trouver un emplacement accessible et visible dans un endroit très fréquenté. Il est nécessaire de commercialiser des produits sans emballage dans un local situé à des axes passants. Il est préférable de choisir des emplacements de passage fréquentés par une clientèle cible. Les zones commerciales, les zones touristiques et le centre-ville présentent de nombreux avantages. Le centre commercial montre des chiffres constants toute l’année. Tandis que les chiffres du centre-ville seront plus influencés par la saisonnalité. Évitez de vous installer près d’un super marché : c’est votre principal concurrent.

Le local doit être assez grand (80m²) de manière à accueillir une boutique, un espace dédié au stockage de denrées, etc. Enfin le prix de ce dernier variera en fonction de la ville et la zone géographique dans laquelle l’épicerie est localisée.

(N°3) Trouvez des financements et établissez votre tarification

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Crédit photo : Flickr (Kristina D.C. Hoeppner)

Créer ce type de projet nécessite de se faire financer. Pour cela, rédigez un business plan constitué d’étude de marché et entraînez-vous à le présenter auprès d’investisseurs individuels ou institutionnels (banque), public ou privé de manière à collecter un maximum de fonds nécessaires au développement de votre épicerie.

Le financement participatif auprès de plateformes telles que Ulule ou KissKissBankBank s’avèrent être un coup de pouce !

Établissez vos prix en fonction des charges. Vos prix seront relativement compétitifs puisque vous n’aurez à payer aucun emballage.

(N°4) Organisez-vous

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Crédit photo : Flickr (Anna)

Vous souhaitez travailler et rencontrer des producteurs répondant à vos critères de sélection ? Faîtes le tour de quelques régions susceptibles de vous intéresser. Allez à la rencontre de paysans et artisans et adaptez votre format de livraison à votre matériel de vente en vrac. Vérifiez que vos contenants répondent aux normes hygiéniques et adapter leur réutilisation en fonction de ces dernières. N’hésitez pas à interroger les services sanitaires du département.

Avant de vous lancer dans votre activité, pensez à déduire un stock de départ. Observez les heures de pointe et le nombre de ventes chez les concurrents puis imaginez le nombre de passages en caisse par jour qu’il pourrait y avoir dans votre épicerie. Concernant le stock de fruits et/ou légumes prévoyez 1 ou 2 jours, 3 à 4 jours pour les produits frais et 3 à 4 semaines pour les aliments secs. Faites attention à ne pas acheter trop de provisions d’un coup, car les ingrédients frais sont rapidement périssables.

N’oubliez pas d’annoncer à vos clients que ces-derniers doivent venir avec leurs propres contenants. Prévoyez et fournissez des kits rechargeables pour ceux qui oublieraient.

(N°5) Anticipez les démarches administratives à suivre

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Crédit photo: Flickr (Kenny Louie)

Premièrement, il est impératif de choisir un statut juridique et déclarer juridiquement votre entreprise auprès du centre des formalités des entreprises (CFE).

Pour développer votre activité commerciale il faudra acheter un fond de commerce ou acquérir un droit au bail si vous devenez titulaire du contrat de location, ou encore racheter le local.

En ce qui concerne les produits, les critères de sécurité et d’hygiène doivent être respectés. Ainsi que les règles de la tranquillité du voisinage. Les prix sont librement déterminés mais leur affichage est réglementé. Les dates de péremption, contrôlées par la direction départementale de la concurrence et de la consommation (DGCCRF), doivent être indiquées sur chaque produit.

Si vous souhaitez diffuser de la musique dans votre local il faudra faire une demande auprès de la SACEM et verser une redevance annelle. La construction d’une terrasse nécessite une autorisation de la part de la mairie. Pour obtenir l’autorisation, vous devrez payer une redevance dont le prix dépend de la taille de la terrasse, de la fréquentation piétonne de la rue, de l’exposition, etc.

Enfin certaines formations professionnelles seront à rechercher pour recruter dans votre entreprise telles que : CAP Employé de Vente Spécialisé, apprentis dans le cadre du CIFCA (Centre de Formation d’Apprentis spécialisés dans le Commerce Alimentaire), etc.